Non : l’argent gagné en vendant vos objets personnels d’occasion dans un vide-grenier n’est ni imposable ni à déclarer, dans la grande majorité des cas. C’est la règle confirmée par economie.gouv.fr et impots.gouv.fr pour les ventes occasionnelles de biens usagés dont vous vous débarrassez. Deux exceptions existent : les métaux précieux, et les objets de valeur vendus plus de 5 000 €.
| Situation | Impôt à payer ? |
|---|---|
| Vêtements, livres, jouets, vaisselle, meubles courants d’occasion | Non, rien à déclarer |
| Métaux précieux (or, argent, platine), quel que soit le montant | Oui : taxe forfaitaire de 11 % + 0,5 % de CRDS |
| Bijou, objet d’art, de collection ou d’antiquité vendu plus de 5 000 € | Oui : taxe forfaitaire de 6 % + 0,5 % de CRDS (ou option plus-value) |
| Achat-revente régulier pour gagner de l’argent | Oui : activité commerciale, revenus imposables |
Pourquoi c’est exonéré ? #
Le fisc considère que vous revendez, généralement à perte, des biens que vous avez achetés pour votre usage personnel. Il n’y a pas d’enrichissement, donc pas de revenu à taxer. Les meubles courants (dits « meubles meublants »), l’électroménager et les voitures sont même exclus de la taxe sur les objets précieux, quel que soit leur prix de vente.
Les deux cas où il faut payer #
Si vous vendez de l’or, de l’argent ou du platine (pièces, lingots, certains bijoux massifs), la taxe forfaitaire sur les métaux précieux s’applique dès le premier euro : 11 % du prix, plus 0,5 % de CRDS. Pour un bijou, un tableau, un objet de collection ou une antiquité vendu plus de 5 000 €, c’est 6 % plus 0,5 %. Dans les deux cas, la déclaration se fait avec le formulaire n° 2091, dans le mois suivant la vente. Vous pouvez opter pour le régime réel des plus-values (formulaire n° 2092) si vous pouvez justifier du prix d’achat — et l’exonération est totale après 22 ans de détention. Ces situations restent rares en vide-grenier : au moindre doute, consultez impots.gouv.fr ou votre centre des finances publiques avant la vente.
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La ligne rouge : l’achat pour revendre #
Ce qui change tout, c’est l’intention. Vider son grenier deux fois par an : exonéré. Écumer les brocantes pour racheter et revendre avec bénéfice : c’est une activité commerciale, qui impose de s’immatriculer et de déclarer ses gains, même modestes. Les règles des plateformes de vente en ligne (qui transmettent certaines données au fisc) sont encore un autre sujet, propre à Internet.
Dois-je garder une trace de ce que j’ai vendu ?
Rien n’est exigé pour des ventes courantes. Si vous vendez un objet de valeur, conservez facture d’origine, photos et prix de vente : utile en cas de question du fisc.
Et si je vends la collection d’un parent décédé ?
Vendre des biens hérités reste une vente de biens personnels, exonérée sauf objets précieux au-delà de 5 000 € l’unité. Pour une collection importante, parlez-en au notaire de la succession.
Il y a-t-il un plafond de gains à ne pas dépasser ?
Non, il n’existe pas de plafond en euros pour l’exonération des biens d’occasion courants : c’est le caractère occasionnel et personnel de la vente qui compte, pas le montant total.
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